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Publié le par Leussain

Bangeourre. J'ai lu ce recueil de nouvelles, dont les produits de la vente allaient aux restos du coeur. C'est du seconde main, donc je n'ai même pas la fierté d'avoir fait une bonne action et d'avoir offert trois repas à des gens dans le besoin. J'irais bien acheter le prochain album des Enfoirés, seulement voilà : y a des limites à la philanthropie. 

La quatrième couverture prétend que 13 des plus grands auteurs français actuels ont écrit 13 nouvelles sur un thème commun : le repas. Ben je vous le dis, si c'est tout ce que la littérature française est capable de produire, on est salement dans la merde. 

Ca va du bon (Eric Emmanuel Schmitt, largement gagnant de ce concours officieux, Frank Thilliez, Jean-Marie Perrier), au passable (Maxime Chattam, Pierre Lemaitre) au carrément médiocre (Bernard Werber et son Langouste Blues aussi original que la cerise dans la forêt noire..., Alexandra Lapierre et sa nouvelle qui blaire la chick-lit décérébrée). Sans surprise, les deux chouchous de la cagolle parisienne et de la ménagère préménopausée : Guillaume Musso et Marc Lévy, se disputent le titre de l'auteur de la nouvelle la plus pourrie du recueil. Je pense tout de même que Lévy, avec son allégorie naïve sur le conflit israélo-palestinien farcie de poncifs, remporte sur le fil cette compétition de nivellement par le bas. 

Voilà, je vous laisse faire ployer vos étagères avec ce genre d'ouvrages. Me concernant, je vais le refiler vite fait à quelqu'un d'autre, comme on fait avec l'herpès. 

 

Publié dans critique livre

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