Réclame

Publié le par Leussain

Lassé d'enrichir messieurs Gallimard, Flammarion, et Hachette ? Marre des fac-similés que l'on trouve dans les rayonnages des librairies, aussi appétissants pour un esprit affûté qu'un étal de maquereaux pas frais ? Les purges de Marc Lévy et Guillaume Musso vous donnent érythèmes et prurit ? Essayez-donc les auteurs indépendants, c'est bon, mangez-en. Ils sont ouvriers en usine, poissonniers, profs, chômeurs longue durée, leurs droits d'auteur leur permettent juste de mettre du dentifrice sur leurs biscottes premier prix, mais ils écrivent avec le jus de leurs tripes, ils déclinent les invitations aux surboums et aux partouzes pour VOUS donner du plaisir, et parce que leur bouquin va pas s'écrire tout seul... Des altruistes, dont le peu de gloire qu'ils récoltent réside dans les quelques commentaires (trop rares, suivez mon regard) laissés par les lecteurs sur leurs œuvres !

C'est bon ? Je vous ai tiré des larmes ? Bien. C'est que j'ai ma tambouille à vendre, moi aussi, comme les collègues. Faut que je te place un bouquin ou deux, ou trois. On quitte parfois notre peau d'artiste pour enfiler celle d'un commercial trivial, nous autres. On se sent sale, après, comme si on avait passé la nuit dans le ventre évidé d'un chameau, mais il s'agit de survie.

Retour à la cité des monstres : Un polar ultra-violent et sombre de 98400 mots. Après sept années passées à traquer la femme aux dents en or qui lui a lancé ce foutu sort, Eddie Sykes est de retour à Corvette, la cité des monstres. A peine arrivé, il se voit chargé par la mère de sa fiancée défunte de retrouver sa fille cadette, qui a disparu. Mais pour Eddie, évoluer dans les ruelles tortueuses de sa ville natale, c'est comme nager avec des requins blancs.

Épilogue : Une satire sociale mâtinée de polar, de 91 300 mots. Martial Chaînard, paisible et taciturne octogénaire finissant sa morne existence dans une maison de retraite, se découvre un cancer irrémissible. Un événement tragique va lui permettre d'ajouter un brillant épilogue à une vie tranquille mais sans relief.

Le Ténébriarque, les versets du Dernier Soupir : Le premier volet d'une fresque épique médiévale-fantastique de 141 000 mots. Jadis, les Terres de Cendres furent recouvertes par les ténèbres répandues par treize sorciers maléfiques. 1 100 ans plus tard, les destins d'un jeune garçon aux pouvoirs latents, d'un Elfe Noir, d'une demi-goule, d'un prince réprouvé, d'un géant et d'une vestale, s'entrecroisent.

L'appel du Dieu-Ventre : Une nouvelle horrifique de 22 200 mots. Le récit glaçant et authentique, par Martial de Courbet, des rescapés du naufrage de La danseuse de France, le fameux clipper échoué au large des côtes malgaches en 1858. A réserver aux estomacs les plus endurcis.

Le trou de ver dans la maison du crack : Une nouvelle fantastique de 14 000 mots. Trois junkies découvrent un minuscule trou sur le mur de leur appartement aussi déliquescent que leurs mœurs. Un passage qui s'ouvre vers un monde lointain, mais qui ressemble fort au paradis des camés.

Magmat : Un thriller de 21 400 mots qui commence comme un Chattam sous viandox... et finit comme un Lovecraft sous acide. Les inspecteurs Blau et Tormaker enquêtent sur la disparition d'un puissant industriel, vraisemblablement enlevé par la fenêtre du quatrième étage de son bureau. On découvre rapidement les parties de son corps démembré, semés le long d'une nationale s'enfonçant au cœur des montagnes et de la folie.

Le cri sauvage de l'âme : Un roman pamphlétaire de 108 200 mots. C'est avec Épilogue mon œuvre la plus personnelle. Un jeune SDF de dix-neuf ans fait la rencontre d'un ancien photographe de guerre au passé trouble, reconverti en paparazzo. Les deux hommes vont collaborer, pour le meilleur et pour le pire.

Publié dans Porte-nawak

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