Il est né le divin enfant

Publié le par Leussain

Il est né le divin enfant

Bangeourre.

Je t'annonce que mon quatrième roman, Le cri sauvage de l'âme, est achevé, qu'il mesure 631 970 signes, soit 186 pages au format Times New Roman police 13, et qu'il m'a pris 11 mois de gestation. Comme tous les parents, l'amour que je porte à mon nouveau-né me rend sans doute aveugle. Comme certains poupons, il est peut-être moche, affligé d'un bec de lièvre, avec un teint d'alcoolo, ridé comme un vieillard, j'en sais rien, il n'y a qu'une seule personne jusqu'ici à l'avoir lu, ma correctrice, mais je ne suis pas objectif parce que c'est mon bébé et qu'il vient du plus profond de moi.

J'ai mis dedans pas mal de trucs qui me tiennent à cœur ou me révoltent. Lesquelles ? Eh ! fleur de nave, si tu veux le savoir, tu peux d'ores déjà acheter Le cri sauvage de l'âme sur amazon.

Le roman est préfacé par Marie-José Gargouil-Ferré, auteure de Des petits papiers, La face cachée des apparences et Qui sait attendre, et qui se trouve également être la correctrice de mon bouquin. Je te jure que je ne lui ai pas demandé de me passer de la pommade. D'ailleurs, je ne suis pas sûr que sa préface ne contienne que des compliments... Mais comme le dit si bien Perceval : C'est pas faux !

Préface

Lorsqu’on croise pour la première fois Frédéric Soulier, l’expression « engendrer la mélancolie » vient aussitôt à l’esprit pour décrire sa physionomie. L’homme apparaît sous les traits de ce qui pourrait être un croisement entre le Droopy de Tex Avery et la Carmen Cru de Lelong. Mais qu’on ne s’y trompe pas : ce faciès énigmatique et peu engageant au premier abord, masque d’autres facettes.

C’est dans ses ouvrages que se révèlent le mieux les multiples aspects de la personnalité de l’auteur de Retour à la cité des monstres, L’appel du Dieu-Ventre ou Epilogue. Le roman, Le cri sauvage de l’âme, nous fait pénétrer de plain-pied dans le milieu des sans-abri parisiens mais aussi dans ceux des paparazzis, des reporters de guerre, des politiciens véreux, de la prostitution ou des hôpitaux.

Frédéric dépeint sans concession notre monde actuel et dénonce ses travers avec violence, colère et crudité. Ses qualités de fin observateur de notre société et sa documentation minutieuse sur les différents milieux décrits donnent énormément de corps à son récit très réaliste.

L’auteur possède un indéniable sens de la narration et adapte avec bonheur sa langue littéraire aux différentes situations abordées dans le roman. On passe d’un univers à l’autre sans éprouver aucun hiatus. Du langage très fleuri des gens de la rue aux termes techniques du milieu médical, du reportage de guerre à la pornographie, Frédéric Soulier évolue à son aise.

On ne sort pas indemne de la lecture de ce roman. L’auteur nous malmène, balance des coups bien assénés qui font mouche, nous blessent, nous retournent. Comme ses héros, on en prend plein la tête. Mais l’humour, plutôt noir que rose, s’étend au fil des pages, comme un baume sur les gnons. Parallèlement, Frédéric pose un regard empathique sur ses personnages, sans pour autant les absoudre. Dans ce roman, point de manichéisme.

De Thomas à Farouk, de Screech à Belle-de-loin, même cabossés, tout comme leur auteur, les protagonistes de Le cri sauvage de l’âme ont vraiment de la gueule !

Marie-José Gargouil-Ferré

Publié dans Avancement et projets

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