Qui veut la peau du livre ?

Publié le par Leussain

J'ai fait un rêve, si fort que les draps s'en souviennent. J'ai rêvé que la littérature était partout. Qu'au lieu des jeux débiles au dos des boîtes de céréales, les mioches pouvaient lire des poèmes de Baudelaire ou Apollinaire, et qu'on en faisait de futurs adultes moins cons. Qu'en déroulant un rouleau de PQ, on pouvait lire, petite touche par petite touche, le dernier roman de Gilles Legardinier ou "Cinquante nuances de Grey" (ça aide pour se mettre en condition ! Il y avait le roman de gare, il y a désormais la littérature de chiotte !) Que dans les salles d'attente des toubibs on trouvait des romans, et non des revues sur le tuning. Dans ce rêve, ces teubés d'ados boutonneux ne marchaient plus penchés sur leur foutu portable, ils avaient tous le nez dans un livre. J'ai rêvé que les libraires étaient pleins aux as et les banquiers ruinés, et que les auteurs avec un peu de talent parvenaient à vivre de leur plume.

Ah, je puis te le dire, ce rêve était si réaliste que j'en ai souillé mon pyjama.

Publié dans Porte-nawak

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